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  • anne-lou
  • histoire du coeur, histoire de coeur. . . je veux avoir mon avis propre puisque l'unanimité n'est pas un critère de vérité
  • Femme
  • 08/09/1990
  • reims
  • etudiante poésie
  • jeune fille, jeune femme encore enfant, des rêves plein la tête et des étoiles dans les yeux, je m'essaye a retransmettre par ma plume l'ombre de cette âme poète...

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  • : histoire du coeur, histoire de coeur. . . je veux avoir mon avis propre puisque l'unanimité n'est pas un critère de vérité
  • histoire du coeur, histoire de coeur. . . je veux avoir mon avis propre puisque l'unanimité n'est pas un critère de vérité
  • : blog histoire vie Journal Intime Vie perso / Journal intime
  • : j'ai l'étrange espoir que quelques mots assemblés en vers forment par la magie de ma plume des poèmes. . . j'aime écrire, voila l'une de mes passion, j'ai écris mon premier poème il y'a deux ans a peine, n'hésitez pas a laisser critiques et commentaire, ce n'est que par la critique que la plume s'améliore . . . une de mes citation favorite
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 23:01

De tout mon coeur je le voulais, de toute mon âme je le désirais, maisrien n'aurais su changer le destin, nous n'avions plus de lendemain...

 

 

C'est mon petit mot du soir, une phrase entre deux, je n'ai pas perdu le gout de l'écrit, j'ai perdu bien plus, je ne sais plus qu'écrire des sentiments trop personnel. Je n'aime pas vraiment les phrases naïve que mon amour si enfantin mais si pur me fait écrire, voila pourquoi je n'écris plus. Et les mots tourbillonnent dans ma tête, veulent se coucher sur la papier, je refuse de les écrire... je me fais violence, j'en meurs.

Ne pas écrire ne pas parler, ne plus rien dire ne plus raconter. Mes sentiments m'envahissent , m'engloutissent, il veulent s'exprimer par mes mots, retrouver toute leur splendeur dans leur vérité. Je m'y refuse... je ne dois pas esperer.

 

Pas encore 20 ans et déjà les troubles de l'amour ont fait des ravages. Je peux mourir heureuse, je sais que j'ai aimé, je vis pourtant malheureuse puisque nous nous sommes quittés...

Quittés.... éloignés.. perdus...

pas encore 20 ans, et  je peux vous définir la poésie de l'amour... on me dis que je suis enfant,que c'est une amourette que j'oublierais avec le temps. On m'a plains, on m'a dit avec beaucoup de pitié dans les yeux oh combien je devais regretter les nuits passées avec lui, oh combien je devais regretter de l'avoir fait entrer dans ma vie, l'avoir présenté à mes parents. Il n'en est rien. Je n'ai rien dit, mais je ne regrette rien. Ni mes mots pour lui, ni mes poèmes, ni de m'être battue pour lui. Non je ne regrette pas.

On me dis que je suis enfant, que je ne sais pas ce qui est bon pour moi, que je ne l'aime pas vraiment, que jamais ça ne marchera. J'essaye de me convaincre qu'ils avaient raison, que ça n'aurait pas pu marcher, malgré le bonheur dans ses yeux et les milles couleurs dans les miens, chaque seconde avec lui était heureuse, mais sans doute avait ils raison, l'amour seul ne suffit pas.

Je suis enfant, ne sais pas ce qui est bon pour moi, peut etre que trop de bonheur présent trop ephémère ne durera pas.

Pourtant que puis je vous dire... il parait que nous nous aimions de façon malsaine, que c'était mauvais de rester ensemble. Que vous dire si ce n'est que je l'aimais. Pourquoi dis je l'aimer moi qui suis si jeune, que sais je de l'amour? Pourquoi dis je l'aimer?

parce que c'est un coup de foudre quand je l'ai rencontré, coup de foudre plutot réciproque, cupidon était de mon coté. Parce que je ne lui voit pas de défaut malgré ceux qu'on veut me faire avouer. Et parce que malgré nos chamailleries, je l'aimais a chaque seconde, combien de fois l'ai je tendrement enguelé... antinomique? je ne crois pas... je râle pour qu'il me comprenne, je ne l'en aime pas moins.

Pourquoi dis je que je l'aime? parce qu'il est le seul dont je suis sure qu'a 80ans, tout vieilli qu'il sera je l'aimerais toujours. Je le regarderais toujours avec le même amour et la même admiration.

En quoi donc dites moi n'est ce donc qu'une amourette?

Par anne-lou - Publié dans : perso
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 10:55

 

12mai 09 Extrait de mon journal.

Nous marchions ensemble lorsque c'est arrivé.
Elle était à ma droite, habillée comme à l'accoutumée de son vieux jean, elle riait. C'est la dernière fois que je l'ai vu rire.
Elle, elle a 16ans, elle est plutôt grande, elle a des yeux pleins de vie et un sourire merveilleux, elle est magnifique ma petite princesse. Elle est un peu plus femme, un peu plus belle chaque fois que je la vois. La petite puce que j'avais quitté prenait chaque fois un peu plus de grâce et d'âge... Bientôt elle aussi connaitrait les tourments de l'amour, son pauvre petit cœur serait brisé, sans doute, avant de trouver celui qui la ferait vivre.
Je l'aimais ma sœur, je l'aimais de tout mon cœur, je ne lui disais jamais à quel point elle m'étais précieuse, tout autant que ma sœur aînée qui vivait bien loin de nous.
Je me souviens qu'à ce moment là, je lui racontais les petites anecdotes de ma vie de tous les jours, mon chéri et notre façon bien à nous de nous aimer, mon boulot, les patients, je lui racontais tout... nous ne nous étions pas vu depuis si longtemps...
Moi, je suis sa sœur, blondinette de quelques années son aînée bien que plus petite qu'elle, plus forte aussi, néanmoins je n'ai pas à me plaindre, les yeux de mon amour sont le miroir où je me mire, j'y suis jolie, c'est tout ce qui importe...
Nous riions toute deux de bons cœur...

Et puis en quelques minutes tout a basculé.
Oh, ce que je m'en veux!! Je ne l'ai pas senti arrivé, j'aurais du faire plus attention, j'aurai du la protéger. Elle qui n'était à mes yeux encore qu'une enfant...
Ils sont arrivés. Je me suis débattue, j'ai crié, j'ai griffé, j'ai mordu, j'ai frappé, ils m'ont frappée et je me suis évanouie.
Nous étions deux pourtant, deux femmes, ensemble, nous étions deux.... nous avons été enlevées, ensemble...

Il fait sombre ici, la pièce dans laquelle nous sommes enfermée est toute petite, elle n'a pas de fenêtre, elle sent l'humidité, l'urine, le sang et la peur, on dirait que les murs poreux ont retenu l'angoisse autant que les taches de sang.
Elle est a coté, elle a des bleus sur le visage, le sang coule de diverses blessures. Elle souffre, cela se sent, elle n'ose pas pleurer, elle n'ose pas bouger. J'ai peur, je ne veux pas lui montrer, je sais qu'elle aussi a peur, je dois être forte pour elle. Je suppose que je n'ai pas été épargnée, je ne sens rien, je ne ressens que sa peur, plus forte que tout. J'essaye de lui parler, ma voix n'est qu'un murmure à peine audible, ça va aller je lui dis, ça va aller... ma voix sonne faux mais qu'importe, plus rien n'a d'importance en cet instant, que le fait que l'on sorte, qu'elle aille mieux, que je me réveille de ce cauchemar.... mais le cauchemar est bien réel.
Au sol deux couvertures miteuses, je me déplace jusque sur l'un des deux. Elle sent le sang, l'humidité, le sexe. Mes mains sont pleines de sang elle aussi, je sens les croutes sur mon visages qui me tire la peau, mes genoux sont écorchés, mes jambes couvertes d'hématomes. Oui bien sur qu'ils m'ont aussi frappée.

Les jours se suivent et se ressemblent, ils entrent, nous sommes dans un coin, ma sœur derrière moi, je frappe, ils frappent, je griffe, je mord, je donne des coups de poing, je me sens animale, comme quand j'étais enfant et que je devais me défendre, quand je frappais de toutes mes forces jusqu'à l'épuisement pour survivre. J'avais oublié depuis tout ce temps que l'on ne pouvait pas faire confiance à l'homme... Je m'évanouis, chaque fois. Je ne veux pas savoir ce qu'il se passe ensuite. Je me réveille, je sens la mort, je sens l'homme. Je frotte mon corps jusqu'à le faire rougir pour effacer l'odeur, je frotte de toute mes forces avec la terre qu'il y'a dans un coin de la pièce.
Peu à peu je frappe moins, peu à peu j'apprends a mieux protéger ma sœur, je ne peux pas toujours. Je sais que lorsqu'ils nous séparent il lui arrive la même chose qu'a moi, elle aussi ils la frappent, elle aussi il la viole. Chaque jour qui passait, je hurlais de douleur, comme un animal blessé, et chaque fois je me débattais. Peu à peu j'ai appris à ne plus hurler, je n'en avais plus la force. Je voulais pourtant revoir la lumière. Même lorsqu'ils nous emmenaient à la douche, ils nous bandaient les yeux... ils nous jetaient la, avec un savon dans les mains, riant de nous voir nous débattre ainsi, nue...

J'avais mal. Tout mon être hurlait chaque jour sa souffrance. Et même si je savais que l'on pouvait contrôler la douleur puisque je le faisais depuis longtemps, ils ne s'agissait pas à ce moment que de la douleur physique, mais plutôt d'une douleur morale qui me rongeait de l'intérieur, absorbant toutes mes forces. Peu à peu de cette douleur, j'en ai fais une force, force brutale, violente, pour frapper plus fort, plus juste.

Je les haïssaient. Une haine féroce, sauvage. Je voulais les tuer, les regarder souffrir lentement jusqu'à la mort. Mais je n'étais pas seule, il fallait d'abord penser à ma sœur, elle comptais plus que la vengeance....
Vengeance... vengeance pour m'avoir pris ma vie, pour avoir souillé mon corps et le sien, pour nous avoir humilier chaque jour, vengeance pour nous avoir frappé, vengeance pour avoir pris ce que j'avais offert à celui que j'aimais, vengeance pour m'avoir détruite...pour l'avoir détruite...

Et puis un jour deux autres filles sont arrivées, elles ont été jetées la, inertes, devant nous.
J'ai été attrapée et jetée dehors, agrippée a la main de ma sœur comme si nous étions soudées. A ma plus grande surprise, ils n'ont pas tenté de nous séparer. Toutes éblouies que nous étions, ils nous ont emmenées plus loin dans une autre pièce, plus grande. Mes yeux se sont peu à peu habitués a la lumière de la pièce. Une fenêtre en hauteur , fenêtre sans poignée mais qui laissait entrer la lumière du jour. Couvertures, 4 matelas au sol, des vêtements, du maquillage, un miroir, une douche dans un coin, des toilettes... nous sommes jetées là.

Je l'ai prise par la main et en silence je l'ai guidée jusqu'au lavabo, j'ai nettoyé ses blessures comme je pouvais, à l'eau courante. Nous nous sommes regardées comme si nous nous voyions pour la première fois, ils nous avaient tellement abimées... nous n'étions plus les mêmes.
La haine en moi pris à ce moment toute son ampleur, ils nous avaient brisé, ils avaient brisé ma petite sœur, autant physiquement que mentalement. Je la ramènerais chez nous et je reviendrais les tuer, il fallait que je reprenne des forces, que je la fasse sortir, après je m'occuperais d'eux, ils allaient payer.

Épuisée pourtant, je m'endormis sans plus attendre, recroquevillée dans un coin de la pièce, loin des couvertures sales et de leur puanteur. En cet instant, je me sentais plus animale qu'humaine, ils avaient tué mon humanité.
Cette nuit là, j'ai rêvé pour la première fois depuis notre capture, j'ai rêvé que nous arrivions a nous enfuir, que je ramenais ma petite sœur chez nos parents, qu'ils étaient heureux de nous revoir, qu'ils nous avaient cru mortes... et j'ai pleurer en silence de ne pouvoir me présenter à nouveau, après cela, devant celui que j'aimais. Plus jamais je ne pourrais regarder dans les yeux cet homme alors que mon corps était meurtri et souillé. Jamais plus rien ne serait pareil, jamais plus rien ne serait comme avant.

Nous avons été réveillées à l'aube, 2 autres filles dans la « chambre » riaient en se maquillant. J'ai voulu les tuer elles aussi, comment pouvaient elles rire encore? Où trouvaient elle la force de maquiller leurs hématomes en riant?

Puis deux hommes sont entrés, ils nous ont frappé, mais pas au visage cette fois, ils nous ont demander de nous laver et de nous maquiller. J'ai grogné, (cela faisait longtemps que je ne parlais plus qu'a ma sœur) j'ai griffé, j'ai mordu, j'ai frappé. Une baffe. J'ai continuer, des coups plus forts, le premier homme s'est mis à tituber devant moi, je me suis jetée dessus, j'ai frappé de toutes mes forces, l'autre est arrivé. Un coup de poing dans le ventre. J'ai vomi. Le temps de me relever, il m'a attrapé a la gorge, m'a déshabillée et m'a jetée sous la douche. Je n'avais plus la force de bouger, je suis restée là, recroquevillée, l'eau coulant sur ce corps que je ne reconnaissais plus. A coté, ma sœur, nue. Plus disciplinée elle se lavait.

Ils m'ont attrapée par le bras, m'ont jetée sur le sol et m'ont lancé une serviette et des vêtements: minijupe-talon. Que croyaient-ils? Que j'allais faire ça? Apparemment oui... ils m'ont ordonné d'aller me maquiller. Je n'ai pas bougé. Coup de pied. Il a répété son ordre. Je n'ai pas bougé. Coup de poing. J'ai mal au crâne, je n'arrive plus a bouger, les coups pleuvent. Je m'évanouis.
L'eau sur moi me réveille, je suis de nouveau sous la douche, ils lavent mon corps inerte, je suis incapable de bouger. Ils me déposent sur le sol, ils partent.

Ils reviennent, m'ordonnent d'aller me maquiller. Je titube jusqu'au miroir. Ils partent.

Ils reviennent; ils m'ordonnent de mieux cacher mes hématomes, ils me frappent aux tibias, aux cuisses. Je dois cacher mes bleus au visage et au cou. Je me maquille.
Cela leur convient. Ils nous emmènent.
Ils sont trois, 3 hommes encadrant 4 fantômes à l'apparence humaine. Les yeux bandés nous grimpons dans uns camionnette, un hommes monte avec nous, les deux autres à l'avant.

Ils s'arrêtent, nous descendons. Ils nous laissent nous balader alentours pendant que les deux autres filles partent, mais pas question de s'enfuir. Je tente quand même, ils ont frappé.

Lorsqu'elles sont revenues, elles ont donné de l'argent, nous sommes repartis pour changer de lieu et ainsi de suite.
Nous sommes rentrés.

Quelques jours se sont déroulés ainsi, je voyais ma sœur se balader à mes cotés, l'air vague, le regard à l'infini comme si elle n'habitait plus son corps. Moi, je nourrissais ma haine, je volais par ci par là de quoi manger , prendre des forces, nourrir ma petite sœur. Ils ne nous donnaient presque pas a manger, nus devions rapporter, pas leur coûter. J'avais peur qu'elle accepte son sort, qu'elle s'y habitue, qu'elle abandonne son corps, qu'elle soit déjà trop blessée pour se relever. J'avais peur.

Chaque jour qui passait je cherchais un moyen de nous enfuir, je ne me faisais plus prendre, j'avais appris à ne rien laisser paraître. Peu à peu je devenais plus forte.

Un jour, un homme est entré dans notre « chambre », nous ne l'avions jamais vu. L'inconnu s'est assis à la petite table au centre de la pièce. Il nous a parlé. Cela faisait tellement longtemps que personne ne nous avait parlé autrement qu'en nous frappant... J'étais recroquevillée dans un coin comme a mon habitude, le dos contre un mur, position stratégique pour éviter les coups... Je me suis levée, par curiosité je me suis approchée, il m'a regardée et il a continuer de parler dans le vide. J'étais étonnée, il m'avait vue mais ne m'avait pas frappée...
Je me suis assise à distance sur la chaise en diagonale de lui, la encore pour éviter au maximum les coups s'il en donnait, entre lui et ma sœur, ainsi s'il frappe, il me frappera en premier et ne pouvant m'atteindre en restant assis,il serait obligé de se lever auquel cas j'aurais le temps de réagir avant lui...
Rien. Il est parti.
Il est revenu le lendemain, il a amené de la poudre blanche, il voulait que l'on partage avec lui. Tentée, j'ai refusé, j'ai grogné. Elle, elle a accepté, elle a tendu la main vers la poudre, j'ai grogné.
Elle a reculé sa main en silence. Il est parti laissant le reste sur la table.
Les deux autres filles se sont précipitées dessus. Ma sœur voulait aussi. C'est quoi a-t'elle demandé. Drogue, cocaïne. Deux mots dans un murmure, je n'avais pas parlé depuis bien longtemps. 2 mots... elle était tentée, autant que moi si ce n'est plus, nous savions que cela nous ferait oublier les coups, la peur et les hommes, mais je savais que derrière cela se cachait quelque chose de bien plus vicieux. Ils s'achetaient notre docilité, ils nous feraient sentir le manque et nous reviendrions les voir. Non!! nous n'y toucherions pas. Il ne fallait pas avoir confiance, on ne pouvait faire confiance à personne! Personne!
J'ai ouvert le petit sac pour y remettre la poudre blanche. Avec un air de défit sur le visage, je l'ai vu prendre la drogue, sniffant la poudre libre et gobant le petit sac dans un seul geste... elle n'y connaissait rien sur les drogues... elle a fait cela devant moi, vite fait, comme ça, comme pour que je n'ai pas le temps de réagir. Je l'ai attrapé par les cheveux, je l'ai trainée jusqu'au lavabo, j'ai renversé sa tête en arrière et je l'ai obligée à avaler de l'eau par le nez pour laver la poudre. J'espérais que cela ai un effet. Elle a failli s'étouffer en refusant. Je l'ai frappée. Moi, sa propre sœur, je l'ai frappée... elle s'est laissée faire, manquant de s'étouffer. Je l'ai regardée dans les yeux, elle pleurait, je l'ai retournée et j'ai appuyer de toute mes forces sur son ventre, juste au milieu, en dessous des dernières cotes. Elle a vomi. Je savais que cela devait lui bruler l'œsophage, nous n'avions rien mangé depuis assez longtemps. Qu'importe, elle a recraché le petit sac encore ouvert. Je l'ai pris, je l'ai jeté sous la douche et j'ai fait couler l'eau dessus jusqu'à ce que la poudre disparaisse emmenée par le courant. J'ai attrapé ma sœur a son tour et je l'ai déposée sous la douche, laissant l'eau couler sur elle. Pour la première fois depuis longtemps, c'est avec une voix forte et assurée que j'ai parlé. J'ai demander aux deux autres si elles pouvaient se débrouiller pour lui trouver une morceau de pain, que la mie absorbe l'acidité. Oui elles pouvaient. Elles lui ont donné.
Je me suis recroquevillée dans mon coin, j'ai dormi.
Il devenait urgent que je nous fasses sortir, elle ne tiendrais pas plus longtemps.

Les jours suivant, ce fut notre tour de ramener de l'argent. Nous partions toujours a deux avec un homme et nous devions ensuite « travailler » seule. Je faisais le boulot pour nous deux. Je ne voulais pas qu'elle eut à faire ça.

L'inconnu est revenu quelques jours plus tard, il est entré, a fermé la porte que lui seul pouvait ouvrir de l'intérieur car il n'y avait pas de poignée. Je suis arrivée derrière lui, je l'ai attrapé, je l'ai mordu à sang, je l'ai griffé, frappé, j'ai cassé son genou droit et quelques cotes et démis son épaule, déchiré la peau de ses joues et de son cou avant de l'étouffer. Il a hurlé de souffrance, il m'a frappé. J'ai aimé, j'ai pris plaisir à la voir souffrir, à entendre ses os craquer sous mes coups, j'avais les mains et les dents pleines de son sang. Ils sont entrés, ils m'ont frappée, jusqu'à ce que je le lâche, et ils ont frappé, encore et encore jusqu'à ce que je m'évanouisse.

Les jours ont passé, j'attendais le moment propice pour emmener ma sœur loin de l'enfer. Et le moment tant attendu est arrivé. Nous devions revenir d'un travail, l'homme qui nous accompagnait nous avaient laissé sur le trottoir d'en face pour aller pisser. Il nous surveillait de loin nous sachant également dans l'angle de vision de ces deux « collègues ». Un camion est passé, nous cachant à leur vue à tous les trois. J'ai attrapé ma sœur par la main et je l'ai tirée derrière moi. Nous avons couru ainsi, d'abord cachée par le camion puis a la vision de tous mais déjà loin. Nous avons couru longtemps sans nous arrêter, sans reprendre notre souffle. J'entendais au loin les hommes qui couraient, il fallait aller plus vite! Elle est tombée, je l'ai relevée, me plaçant d'emblée derrière elle au cas ou ils seraient plus près que ce que j'avais imaginé. Ils ne nous ont pas rattrapé. Nous avons couru jusque dans une petite ruelle que j'avais remarquée il y avait déjà quelque jours. J'avais remarqué un homme, un sdf qui était descendu la, dans les entrailles de la ville. J'ai attrapé la petite et je l'ai obligée à descendre l'échelle. Par dessus nous j'ai refermé la plaque. Du bruit, des pas et puis plus rien. Nous sommes restées accrochée ainsi à l'échelle longtemps, de peur qu'ils repèrent le moindre bruit, nous n'osions même pas respirer.

Enfin, je fis un geste, tout en douceur pour éviter que l'on entende. Et tout doucement nous sommes descendues. L'échelle puis l'escalier. Nous nous sommes cachées dans un renfoncement, serrées l'un contre l'autre. Je pensais à elle, à mon aimé, à nos parents. Je m'en voulais de ne pas avoir repéré ou nous avions été enfermées, j'aurais pu sauver les autres, j'aurais pu retourner les bas les tuer un à un...
Nous avons dormi là, épuisées d'avoir couru, la peur au ventre et l'estomac vide.
Bien sur nous allions rentrer maintenant, ne restait qu'a savoir où nous étions, me débrouiller pour la ramener, ne faire confiance à personne, jamais!

Plus jamais rien ne serait comme avant. Plus jamais...

Par anne-lou - Publié dans : poèmes et ecrits
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 15:58

Mes mots s'éloigent, il s'enfuient sur tes pas, ils passent par mon âme pour rester près de toi.
Je voudrais les retenir, je voudrais y arriver, je voudrais pouvoir t'ecrire pour ne jamais t'oublier...

mais les mots, loins de toi ne trouvent plus le chemin de ma main, ils restent la dans mon esprit, brouillon inexploitable... ils perdent peu à peu leur sens, perdent leurs couleurs... il n'y a plus de cohérence quand il n'y a plus de bonheur...

Par anne-lou - Publié dans : perso
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 17:23
Je me sentais dans une infinie tristesse... comment imaginer mes nuits sans son corps contre le mien et mes matins sans sa gueule d'ange?
Certes il m'avait dit que ce n'était peut etre pas definitif... pas definitif ... le mot tournait et retournait en boucle dans ma tête...
J'avais été forte devant lui et je m'en sentais fière. J'avais décidé de lui prouver tout l'amour que j'avais pour lui en le laissant partir librement. Avec tendresse le regarder s'en aller, sans lui faire regretter sa décision.  J'avais decidé d'être forte et de l'attendre. Nous étions faits l'un pour l'autre depuis le commencement, il fallait juste esperer. Peut etre cette rupture ne serait pas definitve... peut être...
En attendant j'étais morte de l'intérieur, j'étais seule et rien ne pouvait combler le vide qu'il laissait... j'étais d'une infinie tristesse que j'essayais de combattre malgré tout. Je voulais etre heureuse et je n'y arrivais plus. Je devais être heureuse, pour lui, pour moi..

Je suis alors allée prendre un bain, noyer mes larmes dans l'eau chaude...
L'eau peu à peu m'a recouverte, et peu à peu je me suis detendue, je me disais que ce serais bien de s'endormir la et ne jamais se reveiller...
J'entendais mon coeur qui faisait baaaoouum, baaouuuuum ...
J'entendais le sang pulser à mes oreille et la vie qui allait jusqu'a mes orteils. Je me suis surprise à écouter la musique de mon coeur qui n'avais toujours battu que pour lui, c'etait calme, tranquille,
il pulsait ma vie avec tendresse et sans jamais renoncer...

C'est alors qu'il s'est passé quelque chose de tout a fait inattendu, derrière le bruit de mon coeur qui battait sourdement, j'ai entendu un tout petit battement, tout faible et plus rapide, qui venait de plus bas, un petit battement qui n'avait rien à faire la...
J'ai écouté longtemps, attentivement, j'ai écouté de toute mon âme, de tout mon corps ce petit battement de coeur, une autre petite musique, une toute petite mélodie...

Et tout à coup c'est la peur qui m'a envahie...
une angoisse absolument effrayante, une solitude profonde...
J'avais des nausées depuis longtemps, les odeurs de nourriture me donnaient la nausée ce qui était du sans doute a l'émotion que je ressentais de me sentir loin de l'être que j'aimais, n'est ce pas? juste de l'émotion... rien d'autre...
Je n'avais pas mes règles non plus mais c'était pas si étonnant avec toutes ces fois ou j'avais pris la pilule juste pour reculer cet inconvénient... c'était juste que j'avais deregler mes cycles, ça allait arriver, il ne fallait pas m'en faire... c'était evidemment ça, juste ça...
Il était de toute façon impossible qu'une telle chose puisse se produire n'est ce pas??? certes je n'avais pas pris la pilule regulièrement mais après tout je l'avais prise depuis forcément... et cela aurait agit non?? Et puis nous étions toujours protégés n'est ce pas?
C'était donc juste impossible, inconcevable! Je n'étais pas non plus somnambule, et puis avec ce que j'avas maigris quand il m'a dis qu'il me quittait... on ne maigris pas dans ces cas la n'est ce pas?? oui mais avant cela m'a rappelé la petite voix dans mon esprit, avant cela.. n'avais tu pas pris de poids? quelques kilos que tu combattais sans vraiment y arriver?
NON, c'étais impossible!! impossible... n'est ce pas?  c'était trop improbable, trop impossible... juste impossible!
Mon esprit apeuré essayait de reunir toutes les preuves, essayait de se convaincre qu'ils s'agissait  d'un echo renvoyé par l'eau du bain ou les paroi de la baignoire....

Mais et si... si c'était vrai???
Si c'était vrai.... il ne résisterait pas longtemps  de toute façon à ma perte de poids, à l'alcool que je buvais et à ma vie trepidante, il ne survivrait pas de lui meme.... je devais juste ne pas y penser, ne pas savoir, ne pas m'en soucier... jamais....
Le petit battement s'eteindrait tout seul et je serais sure qu'il s'agissait d'une invention de mon esprit...
Oui voila, je devais juste faire cela, ne pas y croire et il s'eteindrait tout seul... je me dirais que je l'avais inventé et 'en rirais... oui voila c'était ça qu'il fallait faire...

Par anne-lou - Publié dans : perso
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 16:17

12 mars, un jour qui restera autant que le 12octobre dans ma memoire,

C'est comme ça qu'on creer les criminels... je n'ai plus aucun doute la dessus...

J'ai cru en toi, par toi j'ai appris a croire en l'humanité... j'ai decouvert la beauté du monde et les milles couleurs que prend le bonheur. ça n'a pas duré, tu m'as quitté, tu me fais souffrir, toi qui dis m'aimer, toi qui es de loin ce que j'ai rencontré de mieux sur cette planète tu es capable de me faire souffrir, que vaut donc le reste de l'humanité?

Je hurle,  je ne suis plus qu'un cri de souffrance, je ne veux pas de cela, je ne peux pas... mes ongles sont plantés dans ma peau, tracant des marques de sang indélébiles, je veux arracher cette peau qui me recouvre et retiens la souffrance... je veux arracher les lambeaux de mon visage qu'il a aimé et de ce corps de femme qui a gouté sa peau, je ne veux plus de ce corps qui brule de désir chaque fois qu'il est en sa présence.
 J'ai été prise d'une envie animale et absolument effrayante d'emmener l'humanité dans ma chute. 

J'ai voulu voir la douleur se peindre sur le visage d'un autre en reponse à ma propre souffrance, lire dans leur yeux la peur et y voir mon relfet, moi, cruelle, sans pitié et sans remord, d'une toute puissance à l'égal de Dieu, pouvoir prendre la vie de quelqu'un comme on m'avait volé la mienne quelques années plus tot, tuer pour le plaisir de tuer et boire leur vie a leurs entrailles... Je voulais creer en eux la peur de l'humanité comme on me l'avait inculquée depuis mon enfance. Voir leurs traits se deformer face à ce qu'ils verraient de moi.
Homme, animal le plus cruel...
Et meme la plus douce des personnes, peut devenir un jour criminelle...
Je veux voir leur sang couler et la souffrance face à l'inexorable se peindre sur leur visage, je veux meler mon sang au leur et boire la vie a leurs entrailles...

Vois, homme, ce que tu as fait de l'être le plus doux qui soit, vois! homme! dans ta cruauté l'animalité du monde que tu as reveillé, je n'ai plus peur, je n'ai plus mal, je n'ai plus froid, ni chaud, je ne suis pas en colère non, je ne suis pas triste, je suis devenue un Homme parmi les Hommes, je suis a l'égal d'eux aussi cruelle et sans remord...

Un instant j'ai decouvert la folie qu'était capable d'engendrer la souffrance.




Je suis seule, tout mon être se revolte contre ce qui lui est imposé, je ne suis plus qu'un cri, cri de douleur, cri animal. J'ai hurlé le cri de souffrance que j'étais, animale et effrayante j'ai hurlé de toute mon âme .Je ne suis plus rien. Mon corps est plus froid que le marbre et je n'ai plus une larme a pleurer.
Seule face a l'absurdité qu'il me reste a vivre, seule face aux habitudes de ce monde, seule...
Je jouerais avec leurs âme, je les ferais dechoirs, je tuerais leur amour et leurs croyances comme on a tué le mien et sans remord, je me nourrirais de leur souffrance.

Je deviendrais comme tu m'a faite, Dieu, sans pitié, sans peur, sans remord...
et j'emmenerais dans ma chute tout ceux qui se trouveront sur mon chemin...

Un attentat à l'amour, un attentat à la vie...


Mon unique amour evidemment que je t'espererais, ne me demande pas l'impossible, je ne me remettrais pas de l'amour que j'ai ressentis, c'était trop merveilleux pour que j'oublie, meilleur que tout, que les joints et l'alcool.....
a chaque respiration à chaque seconde, chaque battement de mon coeur sera pour toi jusqu'a ce que je decide de l'inexorable et que la folie m'emporte.
Je t'aime...


Par anne-lou - Publié dans : perso
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 16:37

Mademoiselle savait concilier la bonne humeur avec l'enervement ce qui donnait quelque chose d'assez comique en somme

 

Y'a pas, si c'est pas toi ce sera personne, je refuserais catégoriquement de me relever une fois de plus! Dieu n'aura qu'a s'en prendre à lui même s'il perd un coeur si bon. Point final. J'emmerderais quiconque passe sur mon chemin de mon mieux si celui qui nous regarde d'en haut en se marrant ne se décide pas à me filer un coup de main pour que je puisse m'épanouir! merdre quoi, il a zappé ma part de bonheur ou quoi? J'en ai ma claque d'être la bonne âme sur qui on peut compter avec pour seul retour de sa part une tonne d'emmerde!!! non mais!! (oui je sais je m'en prend a qui je peux... et c'est un coupable suffisement abstrait pour etre tout désigné.)

Je t'aime et je refuse de changer d'opinion, je te veux toi pour cathédrale de mon âme. Le reste m'importe peu.

Et que mes congenères usent de leur langue de serpent et disent que je suis enfant de refuser toute possibilité de relation avec un autre que toi s'ils le veulent, moi j'appelle ça "savoir ce que je veux".

petit extrait d'un enervement joyeux a ma façon, ponctué de grand eclats de rire, ce n'est absolument pas de la mauvaise humeur, ne pas se méprendre...


et en fait ecrivant cela j'ai reçu 12mots formant un phrase de sa part que j'avais tellement attendue qu'elle me plongeais dans un état de fébrilité proche du pathologique. j'ai relu 15fois, 20 fois ces memes mots jusqu'a les imprégnés dans mon esprit pour tenter d'en comprendre l'essence. J'avoue que le sens caché est resté muet, ma laissant dans un etat assez comique d'excitation angoissée. Je ne savais pas plus a quoi je devais m'attendre. je ne savais pas non plus que répondre... ok aurait suffit a l'homme qu'il était mais pas a moi.
j'étais juste absourdie...

Par anne-lou - Publié dans : perso
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 16:32
ecrits: je précise que certains reconnaitront les phrases de mon maitre d'écriture.  je confirme avant que l'on ne me lapide pour plagia. certaines tournures ne sont pas de moi.

 

Comment pourrais je lui expliquer la moitié seulement de ce que je ressens?

La réalité du sentiment d'amour est si inexplicable...

Comment pouvait il me demander de survivre à son absence après m'avoir fait découvrir cet état de grâce, de veille absolue où toute autre réalité est abolie...?

Sans lui le monde se taisait, et le silence hurlait ma solitude. Jusqu'à présent j'avais existé dans le reflet de ses yeux, ne pas le voir signifiait ne pas être vue et par conséquent il signait la ma non-existence. Non seulement je ne me sentais plus vivante mais je n'existais plus non plus, qu'étais je donc dès lors si ce n'est une souffrance concrète? Je me comparerais volontiers à une âme sans vie, déambulant dans un monde auquel elle n'appartenait plus, mais mon esprit tente encore aujourd'hui de lutter contre le froid qui peu à peu s'installe dans mon cœur et gèle mon âme, combat absurde quand on sait que le froid précédait le chaud et qu'il finit toujours par l'emporter. Le chaud n'est que provisoire.

Le fait est que ne plus rien ressentir de la beauté du monde m'empêchait d'être, je ne me sentais ni bien, ni mal, je ne me sentais plus, c'était tout.

La réalité du monde m'échappait autant que je lui échappais. Le temps, facteur principal qui nous pousse au mouvement et donc a la vie, perdait peu à peu son emprise sur moi. Mes secondes s'allongeaient, s'étiraient pour devenir des jours, mes jours devenaient des mois... j'apprenais l'éternité dans la non présence. éternité... anagramme d'étreinte, pensée unique et illusoire, absolument déraisonnable qui m'envahissait. Je ne pensais plus, je devenais ma pensée, et toute autre pensée vagabonde qui aurait pu entrer en contact avec moi était aussitôt transformée par le filtre de mon amour pour lui pour rejoindre cette unicité parfaite.

J'avais beau le lui écrire, je l'aimais bien au delà de ce que je lui disais.

Je vivais dans l'attente d'un simple mot... et celles qui ont aimé connaissent bien le pouvoir de vie et de mort que peuvent prendre les mots. Dans l'absurdité de mon amour éperdu je suspendais mon existence à la probabilité d'un langage.

A chaque fois que mon portable m'annonçait la réception d'une forme de communication je connaissais un état de transe mystique suivi d'une apnée prolongée jusqu'à ce que je découvre qu'il ne s'agissait pas d'un message de sa part. S'ensuivait une consternation face à son silence. Je me sentais seule dans ma frustration et je connaissais alors le déni et le refus brutal de l'existence d'un Dieu qui me faisais miroiter chaque fois la présence de l'inaccessible. J'accablais alors qui passait devant moi de toutes les tares de ce monde me répétant à quel point j'aimais ma solitude et combien j'étais capable d'être vivante loin de la musique de son cœur. Mon absence de sincérité a mon propre égard me crevait les yeux mais j'étais bien loin de m'arrêter à un si petit détail.

Face a cette absence, je décidais de me cloitrer chez moi nourrissant d'abominables pensées à son égard pour être bien sure de souffrir encore plus fort. Non que j'aimais particulièrement cet état de souffrance qui emplissait chacune des fibres mon être mais qu'il s'agissait là du plus sur moyen de me sentir encore un peu.

Et comme toute amoureuse la débilité m'avait depuis longtemps envahie, au lieu de m'en tenir donc à une absence de certitude qui me laissait un peu d'espoir au moins, j'ai cherché à obtenir de lui l'apaisement de mon âme ce qui eut pour seul effet de me retourner une phrases des plus cinglantes qui me poignarda. La phrase était courte et n'était composée que de mots inoffensifs en apparence mais il n'en fut pas moins qu'elle m'assassina.

Je me mis à lui répondre aussitôt, dans un état de fureur avancée prouvant à quel point je m'étais menti en prétendant ne pas être affectée. En de tels instants je le haïssais en proportion de mon amour pour lui.

Comment alors même qu'il était de loin ce que j'avais rencontré de mieux sur cette planète pouvait il me traiter avec une telle cruauté? J'abhorrais en un instant toute l'espèce humaine dont la cruauté sans faille me paru tout a coup évidente. Si même celui que je considérais comme la cathédrale de mon âme était capable de cela autant dire que le reste de l'humanité était un échec à tout point de vue. Je lui en voulais a mort de l'épreuve qu'il m'imposait mais je me savais aussi injuste de telles pensées puisque j'avais moi-même généré son comportement. Néanmoins je nourrissais une haine des plus impitoyable à l'image de l'être humain que j'étais envers toute personne dans la possibilité de l'approcher plus près que je ne le pouvais moi même.

Vouloir l'inaccessible comporte toujours des inconvénients...


 

Par anne-lou - Publié dans : poèmes et ecrits
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 21:30
Texte ancien datant de janvier 2009 mais toujours d'actualité etonnement...





 

Je rentrais chez moi,
une douloureuse brulure enserrant ma gorge, m'empêchant de parler. . .

je montais à ma chambre, à l'étage et m'y enfermais à clef pour que personne ne me dérange.

D'un geste rageur j'enlevais les couvertures de mon lit et arrachais mes vêtements de ce corps que je détestais...


Enroulée dans une simple couverture, je me suis assise devant la fenêtre, la joue collée contre la vitre glacée...

au loin les champs et ces autres paysages dont je rêvais... oh liberté chérie, laisse moi arpenter tes chemins au gré de mes envies...

une larme lentement coula... expression du tourbillon de sentiments qui m'envahissait . . .
Lentement, tremblante, je me mis debout, laissant la couverture glisser le long de mon corps pour retomber au sol...


les larmes coulaient sur mes joues, le long de mon cou, roulaient sur ma peau nue...

j'ouvris la fenêtre, l'air froid de l'hiver me fit
frissonner

je restais pourtant longtemps ainsi,
mes larmes gelant avant même d'avoir atteint la courbe de mes seins...

je pleurais toutes les larmes qui étaient restée dans mon cœur, je pleurais silencieusement ma souffrance,
et le froid de l'hiver me paraissait bien doux à coté du
froid qui emplissait mon cœur...

Par anne-lou - Publié dans : poèmes et ecrits
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 21:12
Le coeur a l'abandon,
voila ce que je ressens
même si je sais que la raison
peut controler les sentiments

un ami m'a appelée ce soir
j'ai prié que ce fut toi
tu ne sais quel desespoir
je ressens dans ces moments là

Un autre m'a appelée
mais un autre ce n'est rien
car c'est avec toi mon aimé
que je rêve mes matins.
Par anne-lou - Publié dans : poèmes et ecrits
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 20:47
Trop c'est trop disais je alors... tu m'avais quitté mon amour, mon prince charmant, tu m'avais abandonnée, trahie, comme tant d'autres auparavant...

Trop c'est trop, pauvre coeur, cherche le bonheur des jours passés innocemment à se balancer tout simplement sur la balançoire jusqu'au soir

Petits bonheurs pour ce cher coeur trop tôt fini des que la vie l'a emmené voir les autres mais etait ce vraiment sa faute si elle avait un trop grand coeur? Qu'elle pensait le monde meilleur? Trop de fois abandonnée, trop de fois elle fut frappée, son coeur blessé a en pleurer, trop de temps en solitude, aveuglément par habitude... Elle se sent forte de son passé mais son coeur a jamais enfermé.







le meme jour j'ai ecris:

"un brin rêveuse, allongée sur le sol gelé, elle observe la danse des flocons, les regarde se deposer sur elle et juste à coté... Elle se laisse doucement ensevelir par ce linceul d'un blanc eclatant..
Et alors quoi? C'est tout? Deja la fin de la danse? Plus un flocon? Et pas même une autre chance?
C'est tout ce que tu as pour moi la vie? c'est tout ce que tu sais faire?
Ah je ris de toi la vie, tu m'a faite telle que je suis avec mes doutes et mes combats mais tu m'a appris la vie que l'on peut se jouer de toi!!"
Par anne-lou - Publié dans : perso
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 20:30

C'est la dernière fois j'espère que je le reecris, la dernière fois, je veux oublier, ne plus y penser, c'est du passé...
je suis femme, me suis relevée, j'ai recommencé ma vie, et a cause de mes peurs j'ai peut être perdu l'homme que j'aimais...
Décidement homme sans coeur, toi qui a abusé de moi, tu m'a pourri la vie, tu m'empeche de m'épanouir, d'être amoureuse sans retenue...

C'est le silence dans ce coeur qui depuis trop longtemps ne sait plus aimer, depuis l'enfance ou j'ai été frappée... Homme qui es tu pour me faire subir ta loi? Homme qui es tu pour me rendre esclave de tes envies?
Homme, j'ai appris, je me méfie, tu as fais la femme que je suis, sois fier Homme, tu as fait de l'être faible que j'étais quelqu'un de fort, capable d'endurer milles souffrance et de toujours se relever, tu m'as appris à me battre, à dominer. Sois fier Homme tu as fais de moi ton reflet, un être humain sans pitié.

Mais lis sur mon visage toi qui m'a blessée
lis donc la peur que tu y as laissé
la peur de toi
la peur des hommes
la peur de tout ce qui m'emprisonne!



Avec passion et audace tu as embrassé
de milles baisers ce corps que tu convoitais
plaisir charnel, sauvage qui enfin satisfaisait
ce désir qui depuis longtemps te rongeait

Mais c'est d'une âme innocente dont tu as profité
isolée aujourd'hui dans un pays sans pardon
son coeur blessé à jamais enfermé
le silence règne dans mon horizon

Tu m'as laissée partir le coeur pleurant
le corps meurtri et l'esprit torturé
je devrais vivre avec ce secret pesant
que je ne saurais te pardonner

Je voudrais que tu reconnaisse ta faute
car je ne sais plus aujourd'hui
si je saurais aimer un autre
sans cette peur qui me poursuit.

Par anne-lou - Publié dans : perso
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 20:22

 

Née au coin de l'œil elle roule, tombe sur le papier, des vers et des vers en écriture serrés se noient sous cette pluie qui délave ce qui a été écrit, le passé de vers peu à peu s'efface, l'encre fuie dans l'eau claire, réécris de nouvelles phrases, qui doucement en prose se posent sur le présent certes loin d'être tout rose mais si différent de ce qui dans le passé repose.

Par anne-lou - Publié dans : poèmes et ecrits
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 20:08
C'est fou ce que le temps passe vite quand on trouve de quoi s'occuper...
J'ai trouvé milles moyens de detourner mon attention et mes pensées de lui, mais je ne sais pas oublier son absence...
Il me manque comme personne jamais ne m'a manqué...

Ce week end j'ai décidé de tout changer, de faire table rase du passé, oublier mes mésaventure, oublier l'enfant frappée, oublier l'enfant blessée, la petite fille que j'étais. Oublier l'adolescente amoureuse, oublier celle qui se cherchait, oublier la trop jeune femme qui un jour a été violée.
Je fais table rase, je recommence, je m'offre simplement un nouvelle chance...
Une chance d'être femme épanouie sans son enfance qui la poursuit, sans cette adolescente trahie...
C'est fini tout ça, je veux être a nouveau moi, la fille joyeuse et rayonnante, la fille capable d'être confiante...

Je change tout comme je veux changer dans mon esprit, je m'offre un nouveau visage a prix d'or, une nouvelles tête un changement de décor... une nouvelle vie!
La seule chose que je ne veux pas changer c'est lui, lui a jamais dans mon esprit...

Mon bel amour, mon cavalier, je t'aime, chacune des fibres de mon être attend ton retrour avec impatience, toi, ma plus grande évidence, la seule personne pour qui je suis capable de changer, la seule personne que je veux garder..
Par anne-lou - Publié dans : perso
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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 16:11
 

 

Et toutes les nuits la même histoire, chaque fois que le noir envahit la chambre, toutes les nuits la peur, toutes les nuits avec un peu plus de détails.

Tous les matins, avant même le lever du soleil, seule dans son lit trempé de larmes elle répétait sa prière, elle ne voulait plus voir cela, elle voudrait retrouver ses cauchemars d'avant, ses cauchemars d'enfant où punie injustement par le pouvoir maternel ou poursuivie par un monstre elle se réveillait en sursaut. Cauchemars alors vite oubliés...


Journal intime, avril 2009

Première fois que je l'avais fait il était incomplet, incohérent... et voilà qu'il se faisait de plus en plus vrai, de plus en plus prenant. Comme d'habitude ce matin je me suis réveillée en pleurant, comme d'habitude au même moment. Comment pouvais je imaginer telle atrocité? Pourquoi mon esprit me faisait il endurer telle souffrance? D'où venaient donc ces images, ces sensations d'une réalité saisissante?

Je sens encore la peur, le sang, le poids des corps; le silence, dans la bouche un goût amer, un goût de bile, la nausée, le dégout de la mort, la peur. J'ai mal physiquement, je me réveille toujours plus ou moins dans cet état après ce cauchemar, mais cette fois c'était vraiment horrible, j'ai mal pas seulement dans mon âme mais dans tout mon corps, une douleur musculaire profonde et véritable, j'ai mal aux bras, des écorchures sur le corps, des bleus aux jambes, je ne me souviens pas m'être blessée hier. Je ne me souviens pas...

Je me souviens le bruit assourdissant des balles qui anéantissent tout ce que dans mon rêve j'avais connu et le silence qui s'ensuit. Je me sens seule, personne ne peux comprendre s'il n'a ressenti cette sensation.

Je n'avais pas été la seule à m'être réfugiée dans la fontaine. Celle ci avait été détruite il y avait déjà bien longtemps mais le village s'était opposé a sa reconstruction. (Je continuais a dire le village bien que celui ci se soit bien étendu en quelques années). Elle était restée en l'état après les dernières attaques, monument mémoire du village depuis 2 générations déjà. Personne n'y faisait plus attention parmi les jeunes mais aucun n'osait s'en approcher, le respect de l'histoire était ancré en nous depuis notre plus tendre enfance. J'avais pensé que les pierres tombées ça et là me dissimulerait, j'avais pensé que personne n'aurait osé faire de même. Je n'étais pas seule. D'autres gens du village étaient là, beaucoup d'enfant, des jeunes des moins jeunes, quelques adultes.


J'avais l'impression d'être dans un rêve, je ne comprenais même pas comment j'avais pu arriver jusque là. Ma mémoire semblait s'être bloquée quelques heures en arrière, l'instinct avait pris le dessus. Je ne comprenais pas ce qui s'était passé. Pourquoi m'être réfugiée ici d'ailleurs? Comment avais je pu leur échapper? D'ailleurs eux qui étaient ils? J'essayais de revoir ce qui étaient arrivées, par bribes des images me revenaient.


Je me souvenais de la veille, je me souvenais de la maison si calme, les parents sortis, absent, mon frère en ville. Et lui... j'avais désobéi, nous le savions tous les deux, et ce soir là avait un joyeux goût d'interdit. Je me souvenais chacun de ses baiser, l'odeur de sa peau, de chacune de ses caresses, je me souvenais de ma peau frissonnant sous ses mains et de son souffle tiède sur mon visage. Je me souvenais de ces trois petits mots qu'il m'avait murmurer à l'oreille, s'allongeant contre moi, apaisé. Je me souvenais de l'amour que je lui portais et la crainte qu'il finît par se lasser. Tout cela je m'en souvenais, je l'avais gravé en moi, c'était la dernière fois que je l'avais vu. Il n'étais pas resté, mes parents étaient rentrés plus tôt que prévu et il avait préféré me laisser seule, pourvu que ceux ci ne se soient rendu compte de rien. Ma mère, comme toutes les mères avait pressenti ma désobéissance et s'était hâté de rentrer. Voilà qu'elle avait compris ce qui s'était déroulé en son absence. Je me souviens la confusion que j'avais ressenti, la honte qu'elle ait pu me surprendre, j'acceptais les remontrances bien méritées sans protestation. J'avais bien mérité le courroux du pouvoir parental après tout... Je ne me souviens pas de ce qu'elle a dit, mon esprit accompagnait l'aimé par delà les hauts murs de la maison, dans les rues de terre battue et de pavé par lesquelles il devait sans doute passer pour rentrer.

Je me souviens d'une impression, mauvais pressentiment, quelques chose n'allait pas ce soir, mais quoi? Je me souviens le bruit peu de temps après, c'était la porte de derrière, la grande porte en bois qui tenait jusqu'alors par on ne sait quel miracle qui était tombée. Je coupais le monologue parental pour exprimé mon inquiétude, quelque chose n'allait pas j'en était sure, le vent n'avait pas fait tomber la porte, quelque chose d'autre, de beaucoup plus inquiétant que le vent qui souffle à cette période depuis les collines de sables emportant avec lui le brouillard sableux qu'ici nous connaissions tous. Non ce soir le vent de sable n'arrivait pas seul.

Je me souviens avoir lu dans les yeux de ma mère une ombre d'inquiétude. Il faudrait réparer la porte demain avait elle dit avant de quitter la pièce.

Je me souviens m'être levée sans savoir pourquoi, je ne me revois pas m'habiller mais il fallait bien que je l'ai fait puisque je portais sur moi une longue chemise par dessus un sarouel beige sable. Couleur idéale pour se dissimuler sous les pierres recouvertes de sable de la fontaine. Je ne me souviens pas comment je suis sortie, je me souviens juste me trouver là a peine habillée dans le vent frais de la nuit, devant la porte tombée a terre, regardant avec de grands yeux ahuris la tache sombre qui s'étendait dessus.

A partir de ce moment je ne me souviens plus de grand chose, du bruit derrière au loin vers la porte avant de la maison, des coups, des tirs, des cris, la peur. J'ai couru sans savoir pourquoi, loin des cris, loin de tout, j'ai couru dans les rues de mon enfance, les pieds nus sur la terre battue, tombant, me relevant, m'écorchant sur les pavés, j'ai couru au hasard, perdue dans ce lieu que je connaissais pourtant si bien. J'ai croisé d'autres gens courant comme moi, j'ai croisé d'autres maisons emplies de cris et de tirs. J'ai couru entre les tirs, entre les cris, dans la souffrance, j'ai mal, le sable s'infiltre dans chacune de mes blessures, mes pieds sont plein de sang, le mien, celui d'autres.

Je me souviens avoir croisé mon frère, seul dans l'angle d'un mur, hébété. Je me souviens l'avoir tiré vivement derrière moi. Je me souviens sa peur. Nous ne nous sommes rien dit, lui non plus ne comprenait pas. Nous avons couru ensemble. Je me souviens d'être attrapée brutalement par le bras, je me souviens le regard de mon frère, j'ai mordu de toutes mes forces, je griffé chaque morceau de peau qui dépassait. On m'a lâchée. J'ai peur, je cherche le regard de mon frère, il n'en sait pas plus que moi, quelqu'un lui a tendu un fusil, nous sommes apparemment du bon coté. L'homme que j'ai mordu peste derrière moi, je ne cherche pas a m'excuser, l'heure n'est plus aux excuses. La peur se lit sur tous les visages, personne ne parle, certains ont des fusils, d'autres des pioches, des fourches, je ne comprends pas. Quelqu'un me pousse, je me laisse faire, on me tire en arrière. De nouveaux des tirs, des cris, de la poussière, l'odeur du sang se mêle a celle du sable et de la poudre. J'ai peur, je voudrais retrouver celui que j'aime, où est il que fait il? Est il rentré jusque chez lui? S'est il caché quelque part? Silencieusement je pris pour lui, je refuse qu'il ai pu lui arriver quelque chose, je vais le retrouver quand tout ce qui se passe sera terminé, il n'y est pour rien lui, il n'a jamais rien fait de mal, il ne peux pas être tué, on se retrouvera et il me prendra dans ses bras pour me réveiller de ce mauvais rêve, j'en suis sure. Je ferme les yeux très fort, je me dis que je vais me réveiller, qu'il sera à mes coté et m'embrassera en me demandant de lui raconter mon cauchemar et d'un sourire il chassera les méchants... mais non, j'entends toujours le bruit des balles et les cris, le sables qui s'infiltre dans mes vêtements et brule la peau est bien réel. J'ai peur. Je me relève, je cours.


Voilà comment je suis arrivée là. Réfugiée entre les pierre, la peur au ventre. Mes muscles sont tendus, mon cœur tambourine a mes oreilles. J'attends. Je vois d'autres gens cachés ça et là entre les pierres, je ne suis pas seule. Eux non plus ne comprennent pas, personne ne comprend.


Du bruit, des pas, je vois les pieds de gens que je connais, je vois le bout des fusils, je voudrais me lever, aller avec eux mais les fusils me font peur, je ne bouge pas. Ils choisissent un garçon dans la foule, c'est un ami de mon frère, il lui demande de faire le tour de la fontaine et de désigner tout ceux qu'il y verra caché. Il refuse. Le bout du fusil se relève. Les cris, le bruits, la poussière, l'odeur du sang, le silence.

C'est au tour d'un autre enfant, plus jeune, il s'exécute, désigne ceux qu'ils voient. J'ai peur, je prie de toutes mes forces pour ne pas être vue. Un à un l'enfant désigne ceux qui se sont réfugiés là, un a un ils ont été obligés de se lever, leur corps offert aux balles et un à un ils sont tués. Incapable de bouger, j'attends mon tour. Il ne vient pas. Des ordres sont aboyés, les gens doivent aller sur les pierres de la fontaine, je vois des jambes qui passent ça et là, je vois des fusils qui encerclent le groupe. Ceux qui essayent de se cacher son tués de suite.

De nouveau le silence, personne ne bouge, les inconnus aux fusils font le tour de la fontaine, ils essayent de repérer ceux qui auraient désobéi aux ordres. Je ferme les yeux très fort, je bouge très doucement, je me faufile entre les jambes pour mieux me cacher. Aucun ne me dénonce, je suis étonnée. Tous bouge imperceptiblement pour me permettre de me cacher entre eux, ils n'ont pas cillés, ils n'ont rien dit. Tous ces gens avec qui j'ai vécu jusque là, tous ceux que j'aime, ces gens, mon peuple, mes amis, mes voisins, tous se taisaient pour que quelque uns puissent survivre. Je sentais leur peur, leur volonté de nous cacher.

Je me souviens le bruit assourdissant, les balles, la peur, le sang, le poids des corps et le silence qui s'ensuit. Je me souviens l'envie de me lever, de me débarrasser de tout le sang qui me recouvrait, le sang de ceux que j'aimais et qui m'avaient aimé. Leur sang se mélangeait en un petit ruisseau couleur rubis qui coulait depuis le fontaine en hauteur vers les maisons du village.

J'aimerais me réveiller vite. Courir loin de là, enlever mes vêtements imbibés de liquide rougeâtre, me laver, vite.

Je me souviens la peur que l'homme que j'aimais n'ai pas eu la même chance que moi, lui qui avait du partir dans la nuit pour que l'on ne nous voit pas ensemble. Je regrettais ce geste idiot d'enfant, je préférerais en cet instant que tout le monde le sache mais qu'il soit là.

Il y avait eu le bruit, il y avait le silence. Je m'en voulait maintenant d'être partie comme ça, je ne m'étais même pas retournée, je n'avais pas cherché a aider mes parents, a savoir ce qui s'était passé, peut être les avais je abandonnés a la maison, blessés, incapable de bouger et attendant une mort lente mais certaine. La peur avait pris le dessus, j'avais fuis, lâchement, abandonnant ceux que j'aimais. La honte m'envahit, le dégout de moi même. Je n'avais même pas persévérer a retrouver la trace de mon aimé, je ne l'avais pas revu, pas croisé. Comment avais je pu l'abandonner lui? Et mon frère, où était il en cet instant? J'avais honte, j'aurais du mourir avec eux, avec tous ceux que j'aimais. J'aurais du... Des larmes silencieusement coulent, se mêlent au flot de sang, j'étouffe, de peur de honte, j'étouffe sous le poids des corps qui me recouvrent, le sang s'infiltre dans mes narines colle mes cils et mes cheveux. Je me dégoute, la nausée me prend, je ne veux pas être en vie. Comment pourrais je me pardonner un jour de vivre alors qu'eux sont morts, alors que LUI est mort? Je l'ai laissé mourir, seul, loin de mes bras, loin de mes yeux. Les larmes, le sang, la peur...

la nausée me réveille brutalement...

Je pleure toujours, des larmes silencieuses coulent sur mon oreiller, je tremble, j'ai peur, dans la bouche un goût amer, l'odeur du sang ne me quitte pas. J'ai mal. Je vérifie mes bras, mes jambes, des bleus, des écorchures, j'ai du taper contre le mur en dormant. Dehors un oiseau chante, signe de vie, signe que le cauchemars n'est qu'une imagination. Rien n'a perturbé la nuit, tout le monde dors encore. Je voudrais tant la chaleur rassurante de ton corps en cet instant, j'en ai besoin. Un de tes doux baiser, un câlin, du réconfort. J'ai tellement mal, tellement peur.

Encore un matin ou je me lève avant même le lever du soleil, tremblante, terrorisée, je voudrais que tu sois là, que tu chasse tout d'un sourire, toutes ces atrocités. J'ai besoin de te voir bien en vie, que tu me prenne dans tes bras pour que j'oublie la moiteur du sang, l'odeur de la mort, le poids des corps et le silence. Mais tu n'es pas là et je pleure juste en attendant que le vie reprenne son cours.

Encore tremblante je suis descendue à la cuisine passer de l'eau sur mon visage, j'ai frotté mes joues pour enlever le sang séché qui semblait coller encore. Des larmes coulaient sur mes joues. Je suis sortie, j'ai attrapé la pelle et j'ai continuer de creuser la fosse devant la maison où plus tard nous planterons les arbustes. Tremblante de peur et de fatigue, je me suis assise la, j'ai enfouie mes mains dans la terre froide et humide, respirant la douce odeur de la terre. Peu à peu je me suis apaisée, peu à peu la peur m'a quittée, mes muscles se sont détendus, mes tremblements se sont atténués, mon cœur s'est ralenti, mes larmes se sont taries. L'odeur du sang et de la mort se sont éloignées.

Il reviendra bien sur, je le sais, je le sens, il reviendra une fois de plus, plus précis, plus fort... Je me réveillerai une fois de plus,tremblante, seule, avec mes bleus et mes écorchures, le coeur battant aux tempes. Il reviendra...

Par anne-lou - Publié dans : poèmes et ecrits
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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 16:05
 

Petite âme au coeur enfant,elle vit de rêves innocents, elle rit, elle pleure, elle vit, elle meurt, petit brin d'energie, parois si fragile aussi... elle aime, elle ne sait pas vraiment haïr, un si grand coeur qu'elle protège, du mieux qu'elle peut laisse s'exprimer le temps d'un rêve puis qu'elle renferme du mieux qu'elle peut...

elle est enfant, et elle est femme, innocemment pleine de charme, mais elle n'est que ce qu'elle est...

elle craint les hommes qui abandonnent

elle craint les cages qui l'emprisonnent

elle craint qu'on lui vole sa liberté

elle craint a nouveau d'aimer

elle craint que l'on abime son coeur

elle craint qu'a nouveau celui ci pleure

elle veut revoir la liberté, choisir ou elle veut aller,

 liberté complète liberté abstraite

 

elle ne sera jamais Homme parmis les Hommes

 

 

elle sait de l'Homme la sauvagerie ,

depuis sa plus tendre enfance,

elle sait qu'elle doit vivre comme lui

mais qu'on ne peut lui faire confiance

 

trop, c'est trop, pauvre coeur, cherche le bonheur des jours passé inncocemment a se balancer tout simplement sur la balancoire jusqu'au soir

petit bonheur pour ce cher coeur, trop tôt fini, dès que la vie l'a emmenée voir les autres, mais etait ce vraiment de sa faute si elle avait un trop grand coeur? qu'elle pensait le monde meilleur? trop de fois abandonnée, trop de fois elle fut frappée, son coeur blessé a en pleurer, trop de temps en solitude, aveuglément par habitude, elle se sent forte de son passé, son coeur a jamais enfermé... et voila qu'elle se joue des hommes...

Par anne-lou - Publié dans : perso
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